Dès qu’il est arrivé à Marrakech, Oullinst a voulu savoir pourquoi on l’appelle la « ville rouge ». Oori, elle, avait déjà le nez dans les épices d’un souk. La réponse au « pourquoi » tient dans ses remparts de terre ocre, mais la ville offre bien plus qu’une couleur : c’est un tourbillon de sons, de parfums et d’histoire.
Que faire à Marrakech : les incontournables
- La place Jemaa el-Fna : le cœur battant de la ville. Calme le matin, elle se transforme le soir en théâtre à ciel ouvert, entre conteurs, musiciens et échoppes de nourriture.
- Les souks : un labyrinthe de ruelles couvertes où l’on trouve babouches, lanternes, tapis et épices. Perdez-vous-y, c’est le but.
- La Koutoubia : la grande mosquée et son minaret du 12e siècle, repère visible de toute la ville.
- Le palais de la Bahia : un chef-d’œuvre de l’artisanat marocain, entre patios, zelliges et plafonds peints.
- La medersa Ben Youssef : ancienne école coranique, l’un des plus beaux édifices du Maroc.
- Le jardin Majorelle : oasis de bambous et de bleu, sauvée par Yves Saint Laurent. Venez tôt, c’est très prisé.
Un peu d’histoire (pour Oullinst)
Fondée au 11e siècle par les Almoravides, Marrakech fut deux fois capitale d’empire. Sa médina, classée à l’UNESCO, a gardé ses remparts de pisé, cette terre crue mélangée à la chaux qui lui donne sa teinte rose-ocre au soleil couchant. La ville a longtemps été une étape des caravanes venues du Sahara : d’où son rôle de grand carrefour marchand, encore visible aujourd’hui dans ses souks.
Dans les souks, la négociation fait partie du jeu : annoncez environ la moitié du premier prix, restez souriant, et n’hésitez pas à repartir (on vous rappellera souvent). Gardez toujours de la petite monnaie pour les taxis et les pourboires.
Le thé à la menthe n’est pas qu’une boisson : c’est un geste d’hospitalité. On le verse de haut pour l’aérer et former une petite mousse. Refuser un thé offert peut vexer ; l’accepter ouvre presque toujours une conversation. Oori en a bu… beaucoup.
Où manger et où dormir
Dormez dans un riad, ces maisons traditionnelles à patio central : au cœur du brouhaha, on pousse une porte et le silence tombe d’un coup. Côté table, goûter le tajine, le couscous du vendredi, la pastilla (feuilleté sucré-salé) et, sur Jemaa el-Fna le soir, un bol de harira, la soupe locale.
Quand partir à Marrakech ?
Le printemps (mars à mai) et l’automne (octobre-novembre) sont parfaits. L’été est écrasant (souvent plus de 40 degrés), l’hiver est doux en journée mais frais le soir.
- Vêtements couvrants et légers
- Foulard (utile au soleil et dans les lieux religieux)
- Espèces en dirhams
- Chaussures fermées pour les souks poussiéreux
Marrakech bouscule, fatigue parfois, mais ne laisse jamais indifférent. Acceptez de vous perdre, et la ville rouge vous racontera son histoire toute seule.
Photo : Domenico Bertazzo / Pexels
Le curieux de la bande. Oullinst veut toujours savoir pourquoi : pourquoi cette ville s’est construite ici, pourquoi on mange ce plat, pourquoi ce monument est devenu célèbre. Il grimpe en haut des tours, teste les transports les plus improbables et lit les cartes avant tout le monde. C’est presque toujours lui qui lance l’aventure.





