Oullinst avait entouré Zanzibar sur la carte en imaginant une seule plage, immense et identique d’un bout à l’autre. Oori, elle, avait tout de suite remarqué qu’une île de 85 kilomètres de long ne pouvait pas se résumer à un seul décor. Ils avaient tous les deux un peu raison : le sable est bien blanc partout, mais dormir à Nungwi, à Jambiani ou dans les ruelles de Stone Town ne raconte pas du tout la même histoire.
Zanzibar, ou plus exactement Unguja, l’île principale de l’archipel tanzanien, est de ces destinations où le choix de l’hébergement pèse plus lourd que d’habitude. Ici, il n’y a pas de centre-ville autour duquel tout gravite, pas de métro pour rattraper une erreur de réservation, et les trajets d’une côte à l’autre se comptent en heures de route cabossée. Choisir sa zone, c’est choisir son rythme, son type de baignade, son ambiance du soir et même la façon dont on croisera les habitants. Ce guide passe en revue chaque grande zone de l’île, ce qu’on y trouve, ce qu’on y perd, et à qui elle convient vraiment.
Comprendre la géographie de Zanzibar avant de réserver
L’île tient dans un rectangle d’environ 85 kilomètres du nord au sud et 30 kilomètres d’est en ouest. Stone Town et l’aéroport se situent sur la côte ouest, à peu près au milieu. Tout le reste du littoral se répartit en trois grandes familles : le nord, sec et tourné vers une mer accessible en permanence, la côte est, longue enfilade de villages de pêcheurs et de fermes à algues, et le sud, plus discret, réputé pour ses dauphins et sa forêt de Jozani. Entre l’aéroport et les plages les plus éloignées, comptez entre quarante minutes et deux heures de route selon la destination et l’état du bitume, ce qui n’est pas anodin quand on ne reste qu’une semaine.
La deuxième chose à intégrer, c’est le phénomène des marées. Sur la côte est, l’océan se retire parfois sur plusieurs centaines de mètres, laissant un immense lagon turquoise à sec pendant quelques heures. Ce n’est ni un défaut ni un piège, c’est simplement une caractéristique du lieu, et elle transforme complètement l’expérience selon la zone choisie. Au nord, autour de Nungwi et Kendwa, l’amplitude est bien plus faible et la baignade reste possible toute la journée. Ce seul critère suffit souvent à trancher entre deux hôtels apparemment identiques sur les photos.
- Le nord : baignade permanente, ambiance animée, beaucoup d’hôtels.
- La côte est : lagons spectaculaires, marées marquées, kitesurf et villages authentiques.
- Le sud et le sud-est : plus calme, dauphins, forêt de Jozani, moins de choix d’adresses.
- Stone Town : la seule vraie ville, patrimoine mondial de l’UNESCO, pas de plage digne de ce nom.
Les grandes zones comparées
| Zone | Ambiance | Baignade | Idéal pour | Depuis l’aéroport |
|---|---|---|---|---|
| Stone Town | Urbaine, historique, animée | Sans intérêt | Culture, histoire, première ou dernière nuit | 20 à 30 min |
| Nungwi | Festive, très touristique | Toute la journée | Vie nocturne, plongée, voyageurs sociables | 1 h 15 à 1 h 30 |
| Kendwa | Détendue, balnéaire | Toute la journée | Couples, familles, couchers de soleil | 1 h 15 à 1 h 30 |
| Matemwe | Village, tranquille | Selon la marée | Plongée à Mnemba, calme absolu | 1 h à 1 h 15 |
| Paje | Jeune, sportive | Selon la marée | Kitesurf, petits budgets, ambiance | 50 min à 1 h |
| Jambiani | Authentique, familiale | Selon la marée | Vie locale, séjours longs | 1 h |
| Michamvi et Pongwe | Confidentielle | Bonne dans les criques | Voyages de noces, déconnexion | 1 h à 1 h 15 |
| Kizimkazi | Village de pêcheurs | Correcte | Dauphins, patrimoine, calme | 1 h |

Stone Town, dormir dans une ville classée à l’UNESCO
Stone Town est la vieille ville de Zanzibar, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2000 en tant qu’exemple remarquable des cités marchandes swahilies de la côte est-africaine. À partir du XIe siècle, des marchands venus d’Arabie, de Perse et d’Inde s’y installent et bâtissent des maisons de pierre et de calcaire corallien, d’où le nom du quartier. On y dort dans d’anciennes demeures reconverties, avec des portes sculptées, des escaliers étroits, des terrasses en toit et l’appel à la prière qui rythme la journée. C’est une expérience urbaine, sonore et dense, à mille lieues du cliché balnéaire.
L’intérêt d’y passer une ou deux nuits est réel : le marché de Darajani, le front de mer des Forodhani Gardens où les stands de nourriture s’installent le soir, la maison des Merveilles, l’ancien marché aux esclaves et la cathédrale anglicane bâtie sur son emplacement forment un condensé d’histoire que l’on ne retrouve nulle part ailleurs sur l’île. En revanche, il ne faut pas espérer y nager : le littoral immédiat n’a pas de plage exploitable. La formule qui fonctionne le mieux consiste à encadrer un séjour balnéaire par une nuit en ville à l’arrivée ou au départ.
Oori a remarqué que les portes de Stone Town ne se ressemblent jamais. Les portes rectangulaires à motifs géométriques sont d’influence indienne, celles au linteau arrondi et à l’inscription gravée sont d’inspiration omanaise, et les gros clous de laiton, autrefois destinés à protéger les battants, sont devenus un simple ornement de prestige. Il suffit de lever les yeux pour lire l’histoire des familles qui habitaient là.

Le nord : Nungwi et Kendwa, la valeur sûre pour la baignade
Si vous ne deviez retenir qu’une seule information de ce guide, ce serait celle-ci : la pointe nord de l’île est la zone où l’on peut se baigner à n’importe quelle heure. Nungwi, ancien village de constructeurs de boutres devenu station balnéaire, concentre le plus grand nombre d’hôtels, de restaurants et de bars de l’île. L’animation y est constante, les couchers de soleil y sont spectaculaires, les excursions vers l’atoll de Mnemba ou l’île de Tumbatu partent tous les matins. C’est le choix évident pour qui veut de la vie, des rencontres et un accès direct à l’eau.
Kendwa, à trois kilomètres au sud-ouest, offre la même mer sans la même effervescence. Le village est plus petit, les commerces moins nombreux, la plage un peu plus large, et l’ensemble donne une impression plus posée tout en restant à dix minutes de taxi de l’animation de Nungwi. C’est un compromis souvent gagnant pour les couples et les familles qui veulent pouvoir sortir sans dormir au-dessus d’un bar. En contrepartie, les deux zones sont les plus fréquentées de l’île et les plus éloignées de l’aéroport, ce qui pèse sur les courts séjours.
Réservez un hébergement situé en retrait de la plage principale à Nungwi si vous avez le sommeil léger. Les établissements de bord de mer côté ouest sont magnifiques au coucher du soleil, mais la musique s’y prolonge tard, surtout le week-end et les soirs de pleine lune.

La côte est : lagons, algues et villages
La côte est est celle des cartes postales : un lagon turquoise protégé par une barrière de corail, une bande de sable presque ininterrompue et des villages où l’économie repose encore largement sur la pêche et la culture des algues. Matemwe, au nord-est, possède la plus longue plage de l’île et fait face à l’atoll de Mnemba, le meilleur site de plongée et de snorkeling de Zanzibar. C’est un endroit calme, où les hôtels sont espacés et où l’on croise chaque matin les femmes qui travaillent les parcelles d’algues à marée basse.
Plus au sud, Kiwengwa et Pongwe changent de registre. Kiwengwa concentre plusieurs grands complexes hôteliers, souvent en formule tout compris, ce qui convient parfaitement à certains voyageurs et beaucoup moins à d’autres. Pongwe, en revanche, est une petite baie abritée où la marée est moins pénalisante qu’ailleurs sur cette côte, avec une poignée d’adresses intimistes. C’est l’une des rares zones de la côte est où l’on peut souvent nager même quand l’océan s’est retiré plus loin.
Paje est devenu le point de rencontre des kitesurfeurs du monde entier. Le vent y est régulier, le lagon peu profond et le village s’est structuré autour de cette activité, avec des écoles, des cafés, des logements abordables et une ambiance très jeune. Même sans pratiquer, on y trouve une atmosphère vivante et une vraie liberté de mouvement. Jambiani, son voisin immédiat au sud, joue une partition plus douce : c’est un village de pêcheurs étiré sur plusieurs kilomètres, où les maisons des habitants et les petites pensions se mélangent, et où l’on ressent le quotidien de l’île bien plus qu’ailleurs.
- Matemwe : pour Mnemba, la plongée et le calme.
- Kiwengwa : pour les grands hôtels et les formules tout compris.
- Pongwe : pour une baie protégée et peu d’adresses.
- Paje : pour le kitesurf, les petits budgets et l’ambiance.
- Jambiani : pour la vie locale et les séjours de plus d’une semaine.
Le sud-est et le sud, pour ceux qui cherchent le silence
La péninsule de Michamvi ferme la baie de Chwaka au sud-est. Sa particularité est d’avoir deux visages : une façade est classique et une façade ouest, du côté de Michamvi Kae, où l’on assiste au coucher du soleil sur la mer, chose rare sur cette côte. Les hébergements y sont peu nombreux, plutôt haut de gamme, et l’endroit attire les voyages de noces et les séjours de déconnexion. Il faut accepter d’être loin de tout et de dépendre entièrement de son hôtel pour les repas.
Kizimkazi, à l’extrême sud, est un village de pêcheurs connu pour deux raisons. La première est la présence régulière de dauphins au large, à condition de choisir un opérateur qui respecte les animaux et refuse de les poursuivre. La seconde est historique : la mosquée de Kizimkazi Dimbani, fondée par des colons venus de Shiraz, porte une inscription datée du XIIe siècle et compte parmi les plus anciens édifices islamiques d’Afrique de l’Est. Dormir dans le sud, c’est aussi se rapprocher de la forêt de Jozani et de ses colobes roux, une espèce de singe endémique de l’île.
« Haraka haraka haina baraka. » La précipitation n’apporte pas de bénédiction. Ce proverbe swahili, que l’on entend souvent sur l’île, résume assez bien la bonne façon d’organiser un séjour à Zanzibar : moins de zones, plus de temps dans chacune.
Les marées, le critère que personne ne regarde avant de réserver
Sur la côte est, l’écart entre marée haute et marée basse peut dépasser trois mètres, ce qui découvre le lagon sur une distance considérable. Concrètement, cela signifie que selon l’heure, vous nagerez dans une piscine naturelle tiède ou vous marcherez sur un platier de sable et de coraux avec des chaussures d’eau. Beaucoup de voyageurs découvrent ce fonctionnement sur place et le vivent comme une déception, alors qu’il suffit de le savoir pour l’intégrer : on programme les excursions et les visites pendant les basses eaux, et la baignade autour de la marée haute.
Les horaires de marée décalent d’environ cinquante minutes chaque jour et suivent le cycle lunaire, avec des amplitudes maximales autour de la pleine lune et de la nouvelle lune. Si la baignade libre à toute heure est un critère non négociable pour vous, le nord reste le choix le plus sûr, ou à défaut une adresse disposant d’une piscine. Si au contraire vous aimez l’idée d’un paysage qui change deux fois par jour, la côte est offre des lumières que l’on ne voit nulle part ailleurs, notamment au petit matin quand les femmes rejoignent les cultures d’algues.
Quel type d’hébergement choisir ?
| Type | Ce que l’on y trouve | Où le chercher | Points de vigilance |
|---|---|---|---|
| Guesthouse de village | Quelques chambres, accueil familial, cuisine locale | Jambiani, Paje, Kizimkazi | Confort variable, eau chaude parfois aléatoire |
| Bungalows de plage | Petites structures indépendantes, restaurant sur place | Matemwe, Pongwe, Paje | Peu d’options de restauration alentour |
| Boutique-hôtel | Une vingtaine de chambres, décoration soignée, piscine | Nungwi, Kendwa, Michamvi | Réserver tôt en haute saison |
| Complexe tout compris | Grande capacité, animations, plusieurs restaurants | Kiwengwa, Nungwi | On sort peu, contact limité avec l’île |
| Maison d’hôtes historique | Bâtisse ancienne, patio, terrasse en toit | Stone Town | Chambres parfois sombres, bruit de la ville |
Un point mérite d’être signalé : à Zanzibar, la catégorie affichée d’un établissement recouvre des réalités très variables. Une même appellation peut désigner une adresse impeccable ou une structure fatiguée par l’air marin, qui use vite le mobilier et les installations. Les avis récents comptent donc plus que les photos, et une adresse rénovée dans l’année vaut souvent mieux qu’une enseigne connue. Vérifiez aussi la présence d’un groupe électrogène, car les coupures de courant existent, ainsi que la politique concernant l’eau chaude et la climatisation, qui ne fonctionne pas toujours en continu dans les petites structures.
Combien de nuits et comment combiner les zones
La tentation de tout voir conduit souvent à passer plus de temps en voiture que sur la plage. Sur une semaine, deux bases suffisent largement, et une seule reste défendable si vous venez pour vous reposer. Sur dix à quatorze jours, trois bases permettent de varier les ambiances sans transformer le séjour en course. Les transferts internes se font en taxi privé, généralement réservé par l’hôtel, et coûtent d’autant plus cher que l’on traverse l’île en diagonale. Les dala-dala, les minibus partagés locaux, existent et desservent la plupart des villages depuis Stone Town, mais ils sont lents, chargés et rarement adaptés aux gros bagages.
- 7 nuits, première visite : 1 nuit à Stone Town, puis 6 nuits à Kendwa ou Nungwi.
- 7 nuits, ambiance village : 1 nuit à Stone Town, puis 6 nuits à Jambiani ou Paje.
- 10 nuits, équilibre : 2 nuits à Stone Town, 4 nuits sur la côte est, 4 nuits au nord.
- 14 nuits ou plus : ajoutez Matemwe pour la plongée ou Michamvi pour le calme.
- Après un safari en Tanzanie : privilégiez une seule base et le plus de repos possible.
Quand partir change aussi le choix de la zone
| Période | Conditions | Zone la plus adaptée |
|---|---|---|
| Décembre à février | Mousson kaskazi, chaleur forte, mer calme | Côte est, où souffle une brise bienvenue |
| Mars à mai | Grande saison des pluies masika, averses fortes | Période à éviter, mais excellente visibilité en plongée |
| Juin à septembre | Saison sèche, alizés kusi, températures plus douces | Paje et Jambiani pour le kitesurf, nord pour la baignade |
| Octobre à novembre | Petites pluies, affluence modérée | Toutes zones, bon rapport calme et météo |
La longue saison sèche de juin à octobre reste la période la plus recherchée, avec un ciel dégagé et une chaleur supportable. Elle correspond aussi au vent régulier qui fait le bonheur des kitesurfeurs sur la côte est, et à la haute saison des hébergements, donc à des disponibilités plus tendues. À l’inverse, mars à mai concentre les pluies les plus abondantes et de nombreuses adresses ferment quelques semaines pour travaux. Si vous n’avez pas le choix de vos dates, sachez que les averses tropicales sont souvent brèves et que la mer redevient très claire une fois les vents tombés.
Quelques repères pratiques avant de réserver
Zanzibar est une région à très large majorité musulmane et le respect des usages fait partie du voyage. Sur la plage et dans l’enceinte des hôtels, la tenue de bain ne pose aucun problème. Dès que l’on rejoint un village, une route ou Stone Town, épaules et genoux couverts sont la règle élémentaire de politesse, pour les femmes comme pour les hommes. Pendant le ramadan, de nombreux restaurants de village ferment la journée, ce qui n’affecte pas les hôtels mais change l’ambiance générale de l’île. Demander avant de photographier quelqu’un reste par ailleurs la meilleure des habitudes.
Côté organisation, prévoyez la validité de votre passeport et les formalités d’entrée en Tanzanie bien en amont, ainsi qu’une assurance couvrant les activités nautiques si vous comptez plonger. Les paiements par carte passent dans les grands établissements mais restent limités ailleurs, donc gardez des espèces pour les taxis, les excursions et les petits restaurants. Enfin, une lampe frontale n’est jamais inutile dans les villages où l’éclairage public est rare, et une gourde filtrante évite d’accumuler les bouteilles en plastique sur une île qui en a déjà beaucoup.
- Chaussures d’eau pour marcher sur le platier à marée basse
- Un paréo ou une chemise légère pour couvrir ses épaules au village
- Un antimoustique efficace pour les soirées
- Une lampe frontale pour les ruelles sans éclairage
- Une gourde filtrante et de la crème solaire respectueuse des coraux
Zanzibar récompense ceux qui choisissent leur zone avec attention plutôt que ceux qui multiplient les étapes. Une nuit à Stone Town pour l’histoire, puis une seule plage bien choisie : c’est la formule qui donne le plus de satisfaction, et de loin.
Questions fréquentes
Quelle est la meilleure zone pour un premier séjour ?
Kendwa, au nord, coche le plus de cases pour une première fois : baignade possible à toute heure, plage large, choix d’hébergements varié et animation accessible à Nungwi sans la subir. Ceux qui recherchent davantage d’authenticité et de contact avec les habitants se sentiront mieux à Jambiani, à condition d’accepter le rythme des marées.
Faut-il vraiment dormir à Stone Town ?
Une ou deux nuits suffisent, mais elles valent la peine. La vieille ville se visite bien à pied, se découvre surtout en fin de journée quand la chaleur retombe, et ajoute une dimension historique qui manque cruellement si l’on reste uniquement sur la plage. La solution la plus pratique consiste à y dormir la première nuit après l’arrivée du vol, puis à rejoindre la côte le lendemain.
Peut-on se déplacer facilement entre les plages ?
Oui, mais pas spontanément. Il n’existe pas de transport touristique régulier reliant les plages entre elles, et la plupart des trajets passent par Stone Town. Le taxi privé, réservé par l’hôtel, reste la solution la plus simple. Louer un scooter est possible avec un permis local délivré sur place, mais l’état des routes et la conduite à gauche demandent de la prudence.
Pour prolonger la lecture, vous pouvez aussi consulter notre guide pour bien choisir son quartier au Cap, celui consacré aux riads et quartiers de Marrakech, ou encore nos conseils pour choisir sa région à Bali, une île qui pose exactement les mêmes questions.
Image à la une : Photo : Anton Zelenov / Wikimedia Commons – licence CC BY-SA 3.0
L’observatrice du duo. Oori remarque ce que les autres ne voient pas : les couleurs d’un marché, une ruelle oubliée, l’odeur d’une cuisine, l’histoire que raconte un habitant. Elle s’intéresse aux gens, aux traditions et à l’artisanat, et ramène toujours la petite adresse que personne ne connaît.





