L’histoire d’Angkor, la cité khmère avalée par la jungle

Oullinst avait prévu deux heures pour Angkor. Il en est ressorti trois jours plus tard, un plan froissé dans la main, incapable de dire quel temple l’avait le plus impressionné. Oori, elle, avait passé une bonne partie du premier matin assise devant les visages du Bayon, à essayer de comprendre pourquoi ils souriaient tous de la même façon. Angkor n’est pas un monument : c’est une ville entière, une capitale disparue, un empire qui a régné sur une bonne moitié de l’Asie du Sud-Est pendant six siècles.

On visite Angkor comme on visiterait un site archéologique, et c’est déjà une erreur de perspective. Ce que la jungle cambodgienne a recouvert pendant des siècles n’est pas un ensemble de temples isolés au milieu de nulle part, mais les restes d’une des plus grandes agglomérations du monde préindustriel. Des routes, des canaux, des réservoirs longs de plusieurs kilomètres, des quartiers d’habitation en bois disparus depuis longtemps, et au centre de tout cela des sanctuaires de grès conçus pour durer l’éternité. Comprendre l’histoire d’Angkor, c’est donc comprendre comment une civilisation a transformé une plaine inondable en machine urbaine, puis pourquoi elle a fini par plier bagage.

Angkor en bref : les repères essentiels

Avant d’entrer dans le détail, voici la colonne vertébrale chronologique. Elle est utile à garder en tête sur place, car les temples ne se visitent pas dans l’ordre où ils ont été construits, et il est très facile de confondre les périodes. Retenez surtout deux noms de rois : Sûryavarman II, bâtisseur d’Angkor Vat au XIIe siècle, et Jayavarman VII, qui a fait basculer l’empire dans le bouddhisme et couvert la région de chantiers monumentaux à la fin de ce même siècle. Presque tout ce que vous verrez se rattache à l’un ou à l’autre.

Date Événement Ce qu’il faut retenir
802 Jayavarman II se proclame souverain universel sur le mont Kulen Acte de naissance de l’Empire khmer
IXe et Xe siècles La plaine d’Angkor devient le centre du pouvoir Premiers grands réservoirs et temples-montagnes
vers 1113 à 1150 Règne de Sûryavarman II Construction d’Angkor Vat, dédié à Vishnou
1177 Raid cham sur la capitale Choc fondateur qui précède le règne suivant
1181 à 1218 Règne de Jayavarman VII Angkor Thom, le Bayon, Ta Prohm, Preah Khan
XIVe et XVe siècles Déclin progressif Abandon de la capitale vers 1431 et 1432
1860 et 1861 Passage du naturaliste Henri Mouhot Angkor entre dans l’imaginaire occidental
1992 Inscription au patrimoine mondial Le parc archéologique devient un site protégé de l’UNESCO
Les tours d’Angkor Vat se reflétant dans le bassin à l’aube
Le reflet des cinq tours d’Angkor Vat au lever du jour, image emblématique du Cambodge. Photo : shankar s. from Poona (pune), India, India / Wikimedia Commons – licence CC BY 2.0

Aux origines : la naissance de l’Empire khmer

L’histoire commence en 802, sur le plateau du mont Kulen, à une quarantaine de kilomètres au nord-est de l’actuelle Siem Reap. Un prince nommé Jayavarman II y fait célébrer un rituel qui le proclame souverain universel et affranchit le pays de toute tutelle étrangère. La date est symbolique autant qu’historique : elle marque la réunion de principautés rivales sous une même autorité et l’installation d’un culte royal qui associe le roi à la divinité. Ce lien entre pouvoir politique et pouvoir sacré explique presque tout ce que l’on voit ensuite dans la pierre : si chaque souverain bâtit son propre grand temple, c’est parce que ce temple est à la fois un sanctuaire, un tombeau symbolique et une déclaration de légitimité.

Au cours des IXe et Xe siècles, le centre de gravité se déplace vers la plaine située au nord du grand lac Tonlé Sap. Le choix n’a rien d’un hasard : le lac fournit le poisson, la plaine fournit le riz, et la mousson fournit l’eau, à condition de savoir la stocker. Les rois successifs y font creuser des réservoirs rectangulaires immenses, les barays, et ériger des temples-montagnes en gradins censés représenter le mont Meru, l’axe du monde dans la cosmologie hindoue. La formule est trouvée dès cette époque, et elle ne changera plus beaucoup : un sanctuaire central entouré d’enceintes et de douves, comme un modèle réduit de l’univers posé au milieu des rizières.

Angkor Vat, le chef-d’œuvre de Sûryavarman II

Le monument que le monde entier connaît, celui qui figure sur le drapeau national cambodgien, est l’œuvre de Sûryavarman II, au milieu du XIIe siècle. Angkor Vat occupe un rectangle d’environ 1 500 mètres sur 1 300, entouré de douves si larges qu’on les prendrait pour un fleuve. Contrairement à la plupart des temples khmers, il est orienté vers l’ouest, direction associée à Vishnou et au monde des défunts, ce qui a nourri l’hypothèse d’un temple funéraire royal. Ses cinq tours en forme de bouton de lotus reproduisent les sommets du mont Meru, les enceintes figurent les chaînes de montagnes et les douves l’océan primordial. Tout, dans le plan, raconte une cosmologie.

Des bas-reliefs qui racontent le monde

La galerie extérieure déroule près de huit cents mètres de bas-reliefs sculptés, et c’est probablement la partie la plus sous-estimée de la visite. On y suit la bataille de Kurukshetra tirée du Mahâbhârata, les armées de Sûryavarman II en marche, les châtiments et les récompenses de l’au-delà, et surtout le fameux barattage de la mer de lait, où dieux et démons tirent sur un serpent géant enroulé autour d’une montagne pour extraire l’élixir d’immortalité. Prenez le temps de longer cette galerie tôt le matin, quand la lumière rasante fait ressortir les reliefs. C’est aussi le seul endroit du temple où l’on trouve de l’ombre et un peu de calme en pleine journée.

Oullinst
Le conseil d’Oullinst

La foule du lever de soleil se concentre à 90 % sur la chaussée ouest d’Angkor Vat, dès 5 heures du matin. Faites l’inverse de tout le monde : allez voir le Bayon à l’aube, presque désert, et gardez Angkor Vat pour la fin d’après-midi, quand les tours prennent une couleur orangée et que les cars sont repartis.

Les visages de pierre du temple du Bayon à Angkor Thom
Les visages géants du Bayon, au centre d’Angkor Thom, la capitale de Jayavarman VII. Photo : David Sim / Wikimedia Commons – licence CC BY 2.0

Jayavarman VII, le roi bâtisseur qui changea de religion

En 1177, la capitale subit un raid dévastateur mené par les Chams, venus du Champa, dans l’actuel Vietnam central. Le choc est énorme. C’est dans ce contexte qu’un prince déjà âgé prend le pouvoir sous le nom de Jayavarman VII et règne de 1181 à 1218. Il chasse les envahisseurs, porte la guerre chez eux, et étend l’empire à son maximum territorial, sur des espaces qui correspondent aujourd’hui au Cambodge, à une large part de la Thaïlande, du Laos et du sud du Vietnam. Surtout, il rompt avec l’hindouisme dominant de ses prédécesseurs et fait du bouddhisme mahayana la religion de l’État. Ce basculement religieux se lit immédiatement dans l’architecture.

Angkor Thom et le Bayon

Jayavarman VII fait édifier une nouvelle capitale fortifiée, Angkor Thom, ceinte de huit kilomètres de murailles et de cinq portes monumentales précédées de chaussées bordées de géants tirant sur un serpent. En son centre s’élève le Bayon, sans doute le temple le plus troublant du site : une forêt de tours d’où émergent plus de deux cents visages géants, paupières mi-closes et sourire imperturbable, généralement identifiés au bodhisattva de la compassion Avalokiteshvara, avec lequel le roi se confondait volontiers. Ses galeries basses sont décorées de scènes de vie quotidienne : marchés, combats de coqs, cuisines, pêche sur le lac. C’est là, bien plus que dans les scènes mythologiques, que l’on croise les Khmers ordinaires du XIIe siècle.

Ta Prohm, Preah Khan et les temples enlacés

Le même règne produit Ta Prohm et Preah Khan, deux vastes monastères-temples de plain-pied, conçus comme des villes religieuses avec leurs milliers de desservants. Ta Prohm doit sa célébrité à un choix délibéré des restaurateurs : le laisser en partie dans l’état où il fut retrouvé, avec les racines des fromagers et des figuiers étranglant les toitures et fendant les murs. L’image est devenue une carte postale, mais elle dit quelque chose de juste sur ce site : ici, la forêt n’est pas un décor, c’est l’adversaire permanent des équipes de conservation. Jayavarman VII fit également construire des routes, des ponts de pierre, des maisons de repos pour voyageurs et des établissements de soins répartis dans tout l’empire.

Oori
Le petit détail d’Oori

Oori a remarqué que sur beaucoup de linteaux d’Angkor Thom, les Bouddhas ont été grattés, martelés ou retaillés en ermites hindous. Ce n’est pas du vandalisme moderne : après la mort de Jayavarman VII, une réaction hindouiste a effacé des centaines d’images bouddhiques. Les niches vides que l’on croise partout sont la trace d’une querelle religieuse vieille de huit siècles.

Une mégapole d’eau plus qu’une cité de pierre

La grande révision de notre regard sur Angkor est récente. Les relevés aériens par LiDAR, une technologie laser capable de percer la canopée et de dessiner le relief du sol, ont révélé sous la forêt un maillage de rues, de talus, de bassins domestiques et de quartiers d’habitation invisibles depuis le sol. Les temples que l’on visite n’étaient donc que les édifices en dur, les seuls autorisés à être bâtis en pierre, au milieu d’une agglomération en bois et en chaume qui s’étendait sur des centaines de kilomètres carrés. Angkor apparaît aujourd’hui comme l’une des plus vastes agglomérations préindustrielles jamais documentées, avec une population qui se comptait probablement en centaines de milliers d’habitants.

Cette ville tenait debout grâce à l’eau. Les barays, ces réservoirs artificiels dont le plus grand mesure environ huit kilomètres de long, étaient reliés à un réseau de canaux, de digues et de déversoirs qui captait la mousson pour la redistribuer pendant la saison sèche. Le système permettait d’intensifier la riziculture et de nourrir une population considérable, mais il exigeait un entretien permanent et une administration centralisée capable de mobiliser des bras. C’est sa force et, on va le voir, sa fragilité.

Angkor n’a pas été bâtie contre la forêt, mais contre la saison sèche. Le jour où l’eau a cessé d’obéir, la ville a cessé d’être gouvernable.

Pourquoi Angkor a-t-elle été abandonnée ?

C’est la question qu’Oullinst a posée trois fois à son guide, et la réponse honnête est qu’il n’y en a pas une seule. Longtemps, on a expliqué la chute par un unique événement militaire : la prise de la ville par les armées siamoises d’Ayutthaya, autour de 1431, suivie du transfert de la cour vers le sud, dans la région de Phnom Penh. Les recherches menées depuis une trentaine d’années dessinent un tableau plus nuancé, où plusieurs faiblesses s’additionnent lentement à partir du XIVe siècle. Le déclin ressemble moins à un effondrement brutal qu’à un lent déménagement.

Facteur Ce que l’on sait Poids probable
Fin des grands chantiers Aucun monument majeur après la mort de Jayavarman VII en 1218 Signal d’essoufflement politique et fiscal
Crise du réseau hydraulique Canaux ensablés, digues rompues, entretien de moins en moins assuré Déterminant
Variations climatiques Alternance de sécheresses prolongées et de moussons violentes aux XIVe et XVe siècles Aggravant majeur
Changement religieux Diffusion du bouddhisme theravada, moins consommateur de temples royaux Structurel, sur le long terme
Pressions extérieures Guerres répétées avec les royaumes thaïs, prise de la ville vers 1431 Déclencheur final
Déplacement du commerce Attrait croissant des routes fluviales et maritimes vers le sud Fort

Contrairement à une légende tenace, Angkor n’a jamais été totalement vide. Angkor Vat est resté un lieu de culte bouddhique actif, entretenu par des moines, tout au long des siècles dits d’oubli. Des villages ont continué d’occuper les abords, des pèlerins japonais et des voyageurs portugais ont laissé des témoignages dès les XVIe et XVIIe siècles. Ce qui a disparu, ce n’est pas le site : c’est la capitale impériale, son administration et sa capacité à faire vivre des centaines de milliers de personnes au même endroit.

De la redécouverte à la protection

En 1860, le naturaliste français Henri Mouhot, parti collecter des insectes et des plantes en Indochine, atteint les ruines et en publie une description enflammée qui paraîtra après sa mort. Il n’a rien découvert au sens strict, puisque les Cambodgiens n’avaient jamais perdu le site de vue, mais son récit déclenche en Europe une véritable fièvre angkorienne, au moment précis où le Cambodge passe sous protectorat français. À partir du début du XXe siècle, des équipes archéologiques entreprennent un travail de dégagement et de consolidation qui n’a jamais cessé depuis, avec des techniques comme l’anastylose, qui consiste à remonter un édifice à partir de ses propres blocs numérotés.

Le XXe siècle a pourtant failli tout emporter. La guerre civile, la période des Khmers rouges puis les années de conflit ont interrompu les travaux, dispersé les archives, vidé les musées et livré les temples aux pilleurs de statues. Les déminages ont duré des années autour de certaines zones. L’inscription au patrimoine mondial en 1992, d’abord sur la liste des sites en péril, a permis de coordonner une aide internationale : des équipes françaises, japonaises, indiennes, allemandes ou américaines travaillent aujourd’hui sur des temples différents, chacune avec sa méthode. En vous promenant, vous croiserez leurs échafaudages et leurs panneaux : ils font partie du paysage.

Racines d’arbre enlaçant une porte du temple de Ta Prohm
À Ta Prohm, les racines des fromagers ont été volontairement laissées en place. Photo : GayleKaren / Wikimedia Commons – licence CC BY-SA 3.0

Visiter Angkor aujourd’hui : ce qu’il faut savoir

Le parc archéologique s’étend au nord de Siem Reap, ville qui sert de base à tous les visiteurs. On n’entre pas dans Angkor à pied : les distances entre les temples se comptent en kilomètres, et la chaleur fait le reste. Le pass d’entrée existe en plusieurs durées, et il se prend à la billetterie officielle située à l’écart de la ville, avec photo. Comptez large sur le temps de trajet le premier matin si vous visez le lever du soleil. Le pass est nominatif et contrôlé à l’entrée de chaque temple, gardez-le sur vous en permanence.

Combien de jours prévoir ?

Une journée permet de voir Angkor Vat, le Bayon et Ta Prohm, c’est-à-dire le trio emblématique, mais au pas de charge et aux pires heures de fréquentation. Trois jours restent le meilleur compromis pour la plupart des voyageurs : ils laissent le temps d’ajouter Preah Khan, Banteay Srei et ses sculptures de grès rose, le Ta Som ou le Pre Rup, et surtout de faire des pauses au milieu de la journée. Au-delà, une semaine se justifie si l’histoire khmère vous passionne ou si vous voulez pousser jusqu’aux sites éloignés comme Beng Mealea ou Koh Ker.

Temple Époque Ce qui le rend unique Meilleur moment
Angkor Vat XIIe siècle, Sûryavarman II Le plus grand, bas-reliefs de 800 mètres Fin d’après-midi
Bayon Fin du XIIe siècle, Jayavarman VII Les visages géants et les scènes de vie quotidienne Très tôt le matin
Ta Prohm Fin du XIIe siècle Les racines géantes laissées en place À l’ouverture, avant les cars
Preah Khan Fin du XIIe siècle Immense, labyrinthique et beaucoup plus calme Milieu de journée, il y a de l’ombre
Banteay Srei Xe siècle Grès rose et sculptures d’une finesse rare Matin, avant la chaleur
Pre Rup Xe siècle Temple-montagne en latérite, vue dégagée Coucher de soleil

Quand partir ?

La saison sèche, grosso modo de novembre à mars, offre un ciel dégagé et une chaleur plus supportable : c’est la haute saison, donc la période la plus fréquentée. Avril et mai sont brûlants, avec des températures qui rendent les visites de l’après-midi difficiles. La saison des pluies, de juin à octobre, a mauvaise réputation à tort : les averses sont souvent brèves et intenses en fin de journée, la végétation est éclatante, les douves se remplissent et les temples sont nettement plus calmes. Si vous supportez l’humidité, septembre et octobre offrent un excellent rapport ambiance et fréquentation.

Se déplacer et se comporter sur place

Le tuk-tuk à la journée reste la solution la plus pratique et la plus agréable : le conducteur vous dépose à une entrée, vous récupère à une autre et connaît les circuits classiques, le petit et le grand. Le vélo est possible sur le circuit court si la chaleur ne vous effraie pas. Côté tenue, les temples sont des lieux de culte actifs : épaules et genoux couverts sont exigés pour monter aux étages supérieurs d’Angkor Vat, et l’on retire ses chaussures et son chapeau devant les autels où des offrandes sont déposées. On ne s’assoit pas sur les sculptures, on ne touche pas les bas-reliefs et on ne grimpe jamais sur les racines de Ta Prohm, même pour la photo.

Dans leur sac
  • Chaussures fermées et adhérentes pour les escaliers très raides
  • Un pantalon léger et un haut couvrant les épaules
  • Une gourde filtrante ou de grandes bouteilles d’eau
  • Une lampe frontale pour les galeries sombres du petit matin
  • Un foulard contre la poussière rouge des pistes
  • De la crème solaire, l’ombre est rare dans les cours
Leur verdictOn adore

Angkor tient toutes ses promesses, à condition de lui laisser plus d’une journée et d’accepter de se lever très tôt. Trois jours, un tuk-tuk et un minimum de repères historiques transforment une visite de temples en véritable plongée dans une civilisation.

Ce qu’Angkor raconte encore

Ce qui frappe, en repartant, ce n’est pas la taille des temples : c’est l’écart entre ce que la pierre a conservé et ce que le bois a laissé disparaître. Les rois, les dieux et les mythes sont là, gravés pour l’éternité ; les maisons, les marchés, les gens ordinaires ont fondu dans la forêt. Les rares images de la vie quotidienne, sur les galeries basses du Bayon, en deviennent précieuses. Angkor est aussi un rappel utile : une civilisation ne disparaît pas parce qu’elle est vaincue un jour de bataille, mais parce que les conditions qui la rendaient possible, ici l’eau et l’organisation, cessent peu à peu de tenir.

Il reste enfin le présent. Le Cambodge vit avec Angkor, sur son drapeau, dans ses écoles et dans son économie touristique. Les moines qui traversent les cours en robe safran ne font pas partie du décor : ils prolongent une pratique religieuse qui n’a jamais vraiment cessé sur ce site. Oullinst en est reparti avec cinquante nouvelles questions, ce qui, chez lui, est un excellent signe. Oori, elle, avait surtout retenu l’odeur de l’encens et le bruit des cigales à six heures du matin.

Continuez l’aventure

Si les grandes civilisations disparues vous passionnent, deux autres étapes du carnet devraient vous plaire. Nous avons raconté l’histoire du Machu Picchu, la cité perdue des Incas, un site qui pose exactement les mêmes questions d’abandon et de redécouverte, mais de l’autre côté du globe. Du côté de l’Antiquité romaine, l’histoire du Colisée montre comment un monument survit à l’empire qui l’a bâti. Et pour une plongée dans une ville où l’histoire se visite encore à pied, direction Marrakech et son histoire de ville rouge.

Image à la une : Photo : Pierre André Leclercq / Wikimedia Commons – licence CC BY-SA 4.0

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